16 août 2009
God hate us all.

J'avais promis d'écrire un bout entre deux épisodes de Gossip Girl, la semaine dernière, et puis j'ai regardé deux saisons et je n'ai rien noté du tout, alors j'ai pensé qu'entre le pilote de Californication et le téléchargement du deuxième je pourrai raconter quelque chose ce soir, une histoire, et comme Hank j'ai la plume sèche, et le verre aussi, sec, pour un des premiers soirs de la semaine, celui qui annonce sa fin. Cela confirme mon opinion, comme quoi les divertissements nuisent à tout sens réel et combien la vie mondaine raréfie les idées, j'ai la tête vide de tout si ce n'est des horaires, se lever, prendre une douche rapide, sortir, se promener, prendre un verre, deux, trois, la bouteille, allez aux rendez vous pour ne se rendre nulle part ni devant personne, bien évidemment sourire aux photographies pour plaire aux photographes et s'inquiéter trop tard de ce que ces tocards numériques et réseaux socialisés en feront ensuite, rentrer chez soi au petit matin la tête pleine de bruits sur fond de Stones ou de NTM et se glisser contre la peau chaude dormant au fond du lit, « il est tôt, c'est le matin, rendors toi. ». Tout cela, rien que de la mécanique. Je lis un peu, du grivois historique et du roman contemporain élégant, mais ça ne me fait pas oublier Août et ses chaleurs écrasantes qui étalent mes idylles en mouvements ralentis. Les rêves de gloire attendront l'automne, et l'un des mille cinq cent prix littéraire aussi car c'est toujours l'enfer et l'été, depuis presque plus d'une année.
