<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Quand mon 6&apos;35 me fait les yeux doux...</title><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/</link><description>(d&#xe9;pression au-dessus du jardin)</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 12 Nov 2009 22:51:13 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Ce n&apos;est plus un homme, c&apos;est un spectacle.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/11/09/15738318.html</link><category>alcools</category><category>cigarettes</category><category>intrigues amicales</category><category>tranches de vie</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/11/09/15738318.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15738318/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/11/09/15738318.html</guid><description>&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: right;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le deux novembre deux
mille neuf.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J&apos;attends ma meilleure
amie en fumant une cigarette sous les arcades, il pleut, &#xe0;
c&#xf4;t&#xe9; de moi un groupe de zonards harangue les passants
en hurlant &#xab;&lt;em&gt; Racistes! Eug&#xe9;nistes de merde!&lt;/em&gt; &#xbb;,
les femmes attrapent leurs enfants par la main, les hommes pressent
leurs pas, les t&#xea;tes se tournent, se tordent, se raidissent, et
moi je les trouve amusants et j&apos;attends. Un des types vient me tenir
la jambe pour quelques pi&#xe8;ces de monnaie que je lui refuse
poliment, il braque un gar&#xe7;on blond avec son parapluie au
pommeau de bois cisel&#xe9;, le gar&#xe7;on s&apos;en va et moi je
reste, je m&apos;amuse et souris pendant que le type me fait son cin&#xe9;ma,
sachant par exp&#xe9;rience qu&apos;un battement de cil et un sourire
font fl&#xe9;chir bien des hommes, sauvent la mise en de nombreuses
occasions ou laissent au moins un souvenir agr&#xe9;able. C&apos;est
tout l&apos;enjeu de la galanterie, elle &#xe9;rotise la politesse et il
faut savoir y r&#xe9;pondre avec style, ne s&apos;&#xe9;tonner de rien
et ne pas laisser transpara&#xee;tre une once de surprise.
Qu&apos;importe les id&#xe9;es et intentions que cette galanterie
dessert, il faut parfois accepter de porter un masque de courtoisie
et se laisser duper &#xe0; l&apos;occasion, adoucir l&apos;arnaque en
souriant. Le type me trouve sympathique, bien plus que &#xab; &lt;em&gt;tout
les autres bourgeois et leurs grands airs offusqu&#xe9;s &#xbb;&lt;/em&gt;,
je regarde son profil, sa peau est burin&#xe9;e, ses yeux cercl&#xe9;s
par le sillon des rides, il se tient droit en insultant les pi&#xe9;tons
et de toute &#xe9;vidence il les effraie, pas vraiment &#xe0;
cause des obsc&#xe9;nit&#xe9;s qu&apos;il hurle au tout venant mais
parce qu&apos;il le fait en se tenant bien droit, accroch&#xe9; &#xe0;
son parapluie au manche en bois cisel&#xe9;. Sa laideur en impose
plus que n&apos;importe quel beau costume, et les passants peuvent bien
passer en soupirant et regarder leurs pieds, c&apos;est par le style que
tout advient; est l&apos;&#xe9;l&#xe9;gance et la violence. A deux pas
de cette belle place du centre ville il n&apos;y a pourtant que cet homme
terrible au physique &#xe9;trange qui est capable de se tenir
debout, d&apos;&#xea;tre plus beau qu&apos;eux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Lorsque Anna arrive, nous
nous rendons dans un petit bistrot et j&apos;insiste pour prendre une
table &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur car il fait assez froid. Nous
commandons deux caf&#xe9;s et deux verres d&apos;eau, je lui raconte mes
vacances, les march&#xe9;s de provence, la plage en d&#xe9;but
d&apos;apr&#xe8;s midi, les champs de vignes, la for&#xea;t et les pr&#xe9;s
bordant la maison mobile, le village m&#xe9;di&#xe9;val dont je
suis tomb&#xe9;e amoureuse, la d&#xe9;licatesse du paysage, mes
lectures, les repas aux restaurants, les p&#xe2;tisseries que j&apos;ai
cuisin&#xe9;, les v&#xea;tements que je me suis achet&#xe9;, je
dis tout en essayant de faire vivre mon bonheur le mieux possible, en
sachant aussi qu&apos;elle ne pourra pas tout ressentir et que mon
exactitude lui parviendra en un horrible &#xe0; peu pr&#xe8;s.
Mais elle trouve que j&apos;ai bonne mine, les joues bronz&#xe9;es sous
mon parapluie bleu marine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Lorsque nous nous sommes
lev&#xe9;es pour fumer une cigarette, un jeune homme aux cheveux
bruns a caress&#xe9; ma main du bout des doigts et m&apos;a sourit en se
tournant vers moi, un sourire doux et touchant. De retour &#xe0;
notre table je trouve un morceau de papier, coinc&#xe9; sous ma
tasse de caf&#xe9;, sur lequel le jeune homme a griffonn&#xe9;
son pr&#xe9;nom et son num&#xe9;ro de t&#xe9;l&#xe9;phone, le
geste me semble charmant. Quelques minutes plus tard il quitte la
terrasse qu&apos;il occupait sans dire un mot, sans faire un geste, je
trouve cette humilit&#xe9; &#xe9;l&#xe9;gante. Je dis &#xe0;
mon amie qu&apos;il m&#xe9;riterait d&apos;&#xea;tre rappel&#xe9;, et que
si je n&apos;&#xe9;tais pas d&#xe9;j&#xe0; amoureuse d&apos;un homme
magnifique, je me laisserai tenter par pure posture romantique. Le
regard des hommes flatte toujours une femme mais il permet avant
toute autre chose de mesurer avec pr&#xe9;cision l&apos;int&#xe9;r&#xea;t
que je porte &#xe0; celui que j&apos;aime, aucun sourire ne vaut le
sien, aucune flatterie ne peut m&apos;&#xe9;mouvoir comme un seul de ses
regards, les autres hommes ne m&apos;int&#xe8;ressent pas, leurs visages
s&apos;&#xe9;chouent en souvenirs flous, en intentions perdues d&apos;avance.
Anna rit en disant que le jeune homme est mal tomb&#xe9; parce que
je suis d&#xe9;j&#xe0; cas&#xe9;e, je lui r&#xe9;pond qu&apos;il
est mal tomb&#xe9; parce que je suis amoureuse, et que personne
n&apos;existe aux yeux des femmes amoureuses, il n&apos;y a qu&apos;un simulacre de
vie, un quotidien terne fait de visages gris, il n&apos;y a pas
d&apos;existence possible en dehors de l&apos;amour, rien que le vide, la
libert&#xe9; d&apos;un grand vide. L&#xe0;; &#xe9;mergent parfois
quelques figures, des expressions un peu plus famili&#xe8;res et
douces que l&apos;on souhaite remercier car elles interpellent dans tout
ce rien et donnent un peu de sens aux longues journ&#xe9;es. On
gratifie d&apos;un mouvement de l&#xe8;vres et &#xe7;a n&apos;ira pas plus
loin, on remercie pour le spectacle, pour l&apos;anecdote que &#xe7;a
fera &#xe0; raconter, on glisse le papier dans la poche de son
nouveau perfecto et on ira le chiffonner dans une poubelle trois rues
plus bas, par d&#xe9;licatesse envers celui qui a fait l&apos;effort de
le donner, on s&apos;en ira l&apos;oublier discr&#xe8;tement dans un autre
endroit, sans se faire remarquer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A seize heure il ne pleut
plus et nous errons de boutiques en boutiques avant d&apos;&#xe9;chouer
dans un bar vieillot aux banquettes en bois us&#xe9;. Nous fumons
encore &#xe0; la porte lorsqu&apos;un homme nous interpelle et
s&apos;approche, il sort de l&apos;h&#xf4;pital psychiatrique et sa belle vient de
le quitter car il a replong&#xe9; dans l&apos;alcool et le subutex, il
tient une fiole de cognac &#xe0; la main et empeste la boisson, il
veut une cigarette et s&apos;appr&#xea;te &#xe0; saisir la mienne. Je
refuse, il recule, s&apos;&#xe9;loigne, me pointe du doigt et pars en
hurlant &lt;em&gt;&#xab; L&apos;alcool, la clope, c&apos;est ma b&#xe9;quille,
c&apos;est &#xe7;a qui me fait tenir, qu&apos;est ce qui te tiens, toi ? &#xbb;&lt;/em&gt;
je ne r&#xe9;ponds pas. Encore une poign&#xe9;e de secondes et il
m&apos;honore de son poing lev&#xe9;, je lui souris de mes trente deux
dents et ma gencive d&#xe9;couverte en hochant la t&#xea;te &#xe0;
un rythme r&#xe9;gulier avant de lui tendre ma cigarette &#xe0;
moiti&#xe9; consumm&#xe9;e. Il n&apos;y a pas de meilleure arme face &#xe0;
la violence urbaine et la vulgarit&#xe9; des sentiments imb&#xe9;ciles
que la gentillesse, toujours d&#xe9;sarmante et touchante de
na&#xef;vet&#xe9;, d&apos;absurdit&#xe9; aussi. Elle est un recours
bien plus noble que l&apos;ignorance sociale a laquelle je ne peux
m&apos;accoutumer, qui n&apos;a de cesse de me toucher moi qui n&apos;ai pas encore
&lt;em&gt;le malheur indiff&#xe9;rent &lt;/em&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;et
qui m&apos;attendrit toujours devant ce que le monde a fait de plus laid,
cet assemblage de gueules cass&#xe9;es. A&lt;/font&gt;lors je m&apos;emploie &#xe0;
&#xea;tre la plus aimable possible, &#xe0; ne jamais ressembler &#xe0;
ces filles hautaines et laides de snobisme mal plac&#xe9; et
d&apos;indiff&#xe9;rence mim&#xe9;e. Allons donc, il faut sourire, et je
souris invariablement &#xe0; toute forme de sollicitation, aux
beaux gar&#xe7;ons comme aux m&#xe9;chants, je souris aux
aveugles sans jamais pr&#xe9;ciser quelles amours me tiennent ainsi
que les raisons qui les rendent si difficiles &#xe0; partager. La
beaut&#xe9; est une solitude &#xe9;trange, une traque impossible,
je la devine derri&#xe8;re ces visages gris, ce monde maussade
tremblant d&apos;ennui, au travers des vitrines graisseuses et des
endroits enfum&#xe9;s, des bouteilles d&apos;alcool et des yeux vides
qui n&apos;ont plus rien &#xe0; voir, pas m&#xea;me un sourire. &lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 15:49:51 GMT</pubDate></item><item><title>quelques nouvelles.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/21/15518414.html</link><category>Christophe Honor&#xe9;</category><category>intrigues amoureuses</category><category>Monoprix</category><category>Tr&#xe8;ve automnale</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/21/15518414.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15518414/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/21/15518414.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 2.3 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: JUSTIFY;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ambiance : j&apos;&#xe9;coute
la radio de Bide&amp;amp;Chanson en mangeant du fromage de sous marque
achet&#xe9; au Monoprix. Ces derni&#xe8;res semaines j&apos;ai &#xe9;cout&#xe9;
une demi centaine de fois la bande originale d&apos;un film de Christophe
Honor&#xe9; en arpentant les rues, la honte coll&#xe9;e au corps
et la peur sans cesse renouvel&#xe9;e de voir mon affection
d&#xe9;masqu&#xe9;e par l&apos;entourage. J&apos;ai bien fini par leur dire
que j&apos;avais un faible pour ce film l&#xe0;, et que la voix de Louis
Garrel m&apos;enchante bien plus que sa plastique. J&apos;ai brav&#xe9; les
moqueries et essay&#xe9; de me faire &#xe0; l&apos;id&#xe9;e que
pour la plupart des gens, aimer un film de Christophe Honor&#xe9;
n&apos;a rien de honteux – c&apos;est peut &#xea;tre cela, le plus emb&#xea;tant,
mon entourage &#xe0; mauvais go&#xfb;t, ils raillent la photo qui
orne le fond d&apos;&#xe9;cran de mon nouveau t&#xe9;l&#xe9;phone
portable rose (une photographie en couleur de Joe Dassin avec un chat
blanc) mais trouvent naturel d&apos;appr&#xe9;cier le r&#xe9;alisateur
fran&#xe7;ais le plus ennuyant du nouveau si&#xe8;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: JUSTIFY;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il est seize heure et je
dois passer chez les bouquinistes acheter un ou deux romans avant de
fermer ma valise; demain je prends le train en direction du bord de
mer et de ses rues d&#xe9;sert&#xe9;es par les touristes.
L&apos;automne gratifie les stations baln&#xe9;aires d&apos;une tendre
m&#xe9;lancolie, les pierres de la vieille ville se gorgent d&apos;eau
grise et les commerces semblent tous abandonn&#xe9;s au profit
d&apos;&#xe9;ph&#xe8;m&#xe8;res march&#xe9;s.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: JUSTIFY;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je serai en famille pour
une dizaine de jours &#xe0; vivre au rythme lent des vagues et &#xe0;
peut &#xea;tre &#xe9;crire les quelques pages qui se font attendre
depuis des semaines. Pendant ce temps l&#xe0;, mon petit-ami fera
le beau en Suisse, sur une sc&#xe8;ne de concert genevoise et &#xe7;a
fera trois ans et demi que nous serons ensemble &#xe0; ce moment
l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: JUSTIFY;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les choses semblent bien
ordonn&#xe9;es, j&apos;emporterai un livre de Houellebecq pour planter
le d&#xe9;cor de mon cin&#xe9;ma sur le rivage.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 21 Oct 2009 14:33:47 GMT</pubDate></item><item><title>Le d&#xe9;go&#xfb;t me prend pour chaque lueur d&apos;espoir.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/02/15289460.html</link><category>alcools</category><category>monde moderne</category><category>moralisme</category><category>vingt ans</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/02/15289460.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15289460/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/02/15289460.html</guid><description>&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Un temps que les moins de
vingt ans ne pourront que conna&#xee;tre, et moi, qui en aurai vingt
et un dimanche prochain, je vis dans l&apos;&#xe9;coeurement permanent.
Payer des &#xe9;l&#xe8;ves pour qu&apos;ils aillent &#xe0; l&apos;&#xe9;cole,
relancer le d&#xe9;bat sur la castration chimique apr&#xe8;s un
fait divers, juger Polanski trente ans apr&#xe8;s son crime d&apos;un
point de vue moderne, le savoir soutenu par une classe d&apos;artistes
stupides et d&#xe9;mago, faire revoter les irlandais sur le trait&#xe9;
de lisbonne, d&#xe9;baller publiquement les querelles d&apos;ego de
l&apos;affaire Clearstream, s&apos;occuper de l&apos;&#xe9;cologie et consid&#xe9;rer
que c&apos;est un probl&#xe8;me tr&#xe8;s important, voir mes
contemporains du m&#xea;me &#xe2;ge devenir r&#xe9;actionnaires
et trouver dans les id&#xe9;ologies pass&#xe9;es plus d&apos;int&#xe9;r&#xea;t
que dans la vacuit&#xe9; intellectuelle et politique moderne, &lt;em&gt;et
les comprendre&lt;/em&gt;, et presque se r&#xe9;jouir d&apos;un retour &#xe0;
l&apos;id&#xe9;ologie &lt;em&gt;quelle qu&apos;elle soit&lt;/em&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; -
r&#xe9;trograde et aust&#xe8;re.&lt;/font&gt; S&apos;accommoder de ce monde
l&#xe0; et ne plus rien en attendre, ne plus rien esp&#xe9;rer
car chaque avanc&#xe9;e marque un retour en arri&#xe8;re et
chaque d&#xe9;cision tra&#xee;ne son cort&#xe8;ge de poussi&#xe8;re.
Tout est affaire de sensiblerie et quotidiennement je m&apos;habitue aux
inepties mieux construites que d&apos;autres, que l&apos;on attaque mes
valeurs sous l&apos;angle de la culpabilit&#xe9; ne m&apos;&#xe9;tonne
plus, je vis avec cette naus&#xe9;e et cette faim quand je ne suis
pas terrifi&#xe9;e &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de toujours la ressentir.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A la terrasse d&apos;un
bistrot je parlais de cela avec une amie, je lui disais &#xab; r&#xe9;alises-tu
que bient&#xf4;t, nos mod&#xe8;les seront morts et qu&apos;il ne
restera plus que nous, notre g&#xe9;n&#xe9;ration et toutes les
suivantes, et que rien n&apos;adviendra car nous aurons fait en sorte de
ne plus pouvoir avancer ? &#xbb;. Nous en &#xe9;tions &#xe0;
notre troisi&#xe8;me verre, elle me dit &#xab; sais-tu que tu
me fous les glandes ? &#xbb;, et nous avons command&#xe9; une
quatri&#xe8;me bi&#xe8;re, &#xe7;a n&apos;allait pas mieux apr&#xe8;s
cela, en dedans nous avions seulement plus chaud, et au dehors il
faisait un peu plus froid.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 02 Oct 2009 20:01:07 GMT</pubDate></item><item><title>Dictionnaire critique et raisonn&#xe9; des &#xe9;tiquettes de la Cour et des usages du monde.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/02/15280329.html</link><category>femmes modernes</category><category>imposture</category><category>Litt&#xe9;rature</category><category>vie mondaine</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/02/15280329.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15280329/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/10/02/15280329.html</guid><description>&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;(ou &lt;em&gt;L&apos;esprit des
&#xe9;tiquettes et des usages anciens compar&#xe9;s aux modernes&lt;/em&gt;,
par Madame la Comtesse de Genlis, 1818.)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;350&quot; height=&quot;469&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;448px_Genlis__F_licit__de&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/31/28/395050/44632272.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A l&apos;intention des
litt&#xe9;rateurs de mauvaise fortune et des gens malhonn&#xea;tes
:&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&#xab; Les
&#xe9;crivains qui ont du talent sont sans cesse attaqu&#xe9;s
par ceux qui n&apos;en ont pas;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; les gens
de lettres repouss&#xe9;s par l&apos;Acad&#xe9;mie se vengent souvent
par des &#xe9;pigrammes; &lt;/font&gt;&lt;em&gt;toutes ces choses sont dans
l&apos;ordre; les r&#xe9;volutions n&apos;y changent rien, elles
n&apos;an&#xe9;antiront jamais l&apos;envie, les d&#xe9;pits de
l&apos;amour-propre, et la m&#xe9;chancet&#xe9;.&lt;/em&gt; Quand Piron a
dit, en parlant de l&apos;Acad&#xe9;mie : &#xab; Ils sont l&#xe0;
quarante qui ont de l&apos;esprit comme quatre &#xbb;, c&apos;&#xe9;tait
comme on le fait dans les bons mots satiriques, se permettre une
prodigieuse exag&#xe9;ration. Pour &#xea;tre &#xe9;quitable,
Piron peut &#xea;tre aurait du doubler ce nombre quatre; car
aujourd&apos;hui m&#xea;me il ne serait pas impossible, en cherchant
bien, de trouver dans la foule des acad&#xe9;miciens sept ou huit
gens de lettres d&apos;un m&#xe9;rite distingu&#xe9;. &#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A l&apos;intention de toutes
les filles : &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&#xab; Une mode que
nous avons toujours vue en France dans le grand monde, et qui
vraisemblablement ne passera jamais, est celle de se plaindre et
d&apos;affecter la lassitude de la dissipation et des plaisirs bruyants
(...) Les femmes surtout sont in&#xe9;puisables en g&#xe9;missements
et en phrases sentimentales et philosophiques, sur le bonheur de
l&apos;ind&#xe9;pendance et de la tranquilit&#xe9; s&#xe9;dentaire.
A les entendre, elles ne sont que des esclaves infortun&#xe9;es,
forc&#xe9;es d&apos;agir en tout malgr&#xe9; leur volont&#xe9;
secr&#xe8;te et contre leur inclination (...) D&apos;o&#xf9; viennent
ce d&#xe9;nigrement et ce ton de misanthropie presque universels
parmi les femmes de tout &#xe2;ge ? On ne se rend point int&#xe9;ressante
par des plaintes affect&#xe9;es, par des peines imaginaires, par
une incons&#xe9;quence frappante a tout les yeux; et rien n&apos;est
plus ennuyeux qu&apos;une complainte &#xe9;ternelle sur l&apos;ennui (...)
Mais qu&apos;esp&#xe9;rer d&apos;une personne de dix huit ans, blas&#xe9;e,
misanthrope d&#xe9;gout&#xe9;e de tout les plaisirs brillants de
la soci&#xe9;t&#xe9;, qu&apos;on rencontre et qu&apos;on voit partout ?
&lt;em&gt;Tout ce que nous oserons dire &#xe0; cet &#xe9;gard, c&apos;est
qu&apos;on peut, sans danger et sans scandale, montrer de la bonne foi&lt;/em&gt;. &#xbb;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 23:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>C&apos;&#xe9;tait la journ&#xe9;e mondiale de la paix, hier.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/22/15155521.html</link><category>Guerre et paix</category><category>intrigues amicales</category><category>Litt&#xe9;rature</category><category>Monoprix</category><category>Punk</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/22/15155521.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15155521/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/22/15155521.html</guid><description>&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: center;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/21/395050/44237492.jpg&quot; alt=&quot;elli&quot; style=&quot;width: 350px; height: 554px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je me suis r&#xe9;veill&#xe9;e
t&#xf4;t mais une &#xe9;crasante flemmardise m&apos;a tenue alit&#xe9;e
jusqu&apos;en fin de matin&#xe9;e, j&apos;ai petit d&#xe9;jeuner avec une
tasse de caf&#xe9; et une p&#xe2;tisserie orientale que le nouveau
voisin m&apos;avait offert dimanche soir, &#xe0; l&apos;occasion de l&apos;A&#xef;d.
J&apos;ai aim&#xe9; le poids des traditions cette nuit l&#xe0;, en
r&#xe9;alisant que moi, je n&apos;en avais pas. Apr&#xe8;s le caf&#xe9;,
j&apos;ai regard&#xe9; un film, &lt;em&gt;La Balance&lt;/em&gt; de Bob Swaim, un polar
du d&#xe9;but des ann&#xe9;es 80 avec des histoires de truands,
de flicaille infiltr&#xe9;e et d&apos;indic&apos; assassin&#xe9;s, il y
avait m&#xea;me Florent Pagny le visage en sang &#xe0; ses vingt
printemps qui se faisait tabasser au comptoir d&apos;un bistrot par un
homme un peu violent. Je pris ma douche et m&apos;habilla soigneusement,
je portais un chandail rouge et une jupe bleu marine pliss&#xe9;e, &#xe0;
boutons dor&#xe9;s. Je me suis rendue &#xe0; la para-pharmacie de
la place Wilson afin d&apos;y acheter une cr&#xe8;me Av&#xe8;ne en
pr&#xe9;vision du grand froid qui s&apos;annonce, le caissier usa d&apos;une
incroyable nonchalance au moment d&apos;encaisser mes achats et de me
rendre la monnaie, c&apos;&#xe9;tait &#xe0; peine supportable tant
l&apos;envie de le secouer et de lui arracher ses lunettes &#xe0;
montures noire m&apos;envahissait, je ne savais pas que nous &#xe9;tions
en pleine journ&#xe9;e de la paix, &#xe0; ce moment l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A la librairie de la rue
Gambetta j&apos;ai achet&#xe9; un ouvrage sur l&apos;&#xe9;volution de
l&apos;hygi&#xe8;ne depuis le Moyen &#xc2;ge, je l&apos;avais rep&#xe9;r&#xe9;
la semaine pass&#xe9;e mais le manque d&apos;argent m&apos;avait oblig&#xe9;
&#xe0; choisir entre ce dernier et un – excellent – livre
traitant de l&apos;histoire de la Cour de France, de sa naissance &#xe0;
son d&#xe9;clin. Chaque jour depuis, j&apos;avais pens&#xe9; &#xe0;
&lt;em&gt;l&apos;autre livre&lt;/em&gt;, celui qui m&apos;enseignerai des informations
capitales avec lesquelles je pourrai cr&#xe2;ner devant mon
petit-ami p&#xe9;tri de pr&#xe9;jug&#xe9;s sur une p&#xe9;riode
historique qui lui est, de toute &#xe9;vidence, parfaitement
inconnue. Nous nous &#xe9;tions rapidement querell&#xe9; &#xe0;
ce sujet un jeudi matin, car si je pardonne de bon coeur l&apos;ignorance,
je ne peux supporter l&apos;imposture. Il m&apos;est &#xe9;vident qu&apos;on ne
parle pas de ce que l&apos;on ignore et qu&apos;il n&apos;y a rien de plus ridicule
que les petites provocations d&apos;orgueil, celles que l&apos;on dit pour
choquer car on est incapable de surprendre autrement ou
d&apos;impressionner intelligemment. Je culpabilise toutefois d&apos;associer
cette digression &#xe0; mon petit-ami, que je trouve suffisamment
brillant pour accepter l&apos;id&#xe9;e qu&apos;il sache r&#xe9;ellement
des choses que j&apos;ignore totalement – c&apos;est une histoire
d&apos;exp&#xe9;riences.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je choisis donc mes
lectures avec la m&#xea;me obsession qui orchestre toutes mes
passions, car j&apos;ai depuis quelques ann&#xe9;es &#xe9;lud&#xe9;
toute forme de contrainte et de choix mitig&#xe9;s, cela se pr&#xe9;cise
avec l&apos;&#xe2;ge, je n&apos;agis plus que par passion car les n&#xe9;cessit&#xe9;s
me co&#xfb;tent trop cher. Je n&apos;entretiens plus aucune relation de
convenance, n&apos;&#xe9;tudie plus aucun ouvrage ni auteur de
r&#xe9;f&#xe9;rence, ne me plie plus &#xe0; aucun rituel de
biens&#xe9;ance, pourtant l&#xe0; o&#xf9; bien des autres se
perdraient dans une apathie par exc&#xe8;s de libert&#xe9;, je ne
suis nullement effray&#xe9;e. Je n&apos;ai jamais &#xe9;t&#xe9;
aussi bien entour&#xe9;e, je n&apos;ai jamais aim&#xe9; tant de femmes
et d&apos;hommes, je n&apos;ai jamais &#xe9;t&#xe9; aussi bien instruite,
polie, rigoureuse et int&#xe8;gre. Parfois je r&#xe9;alise avec
tristesse l&apos;impossibilit&#xe9; d&apos;aller au bout des choses – les
techniques et les savoirs, toutes les techniques et tout les savoirs
– et les multitudes d&apos;informations que j&apos;engrange me paraissent
bien vaines, lorsque je sais qu&apos;un jour il me faudra ob&#xe9;ir &#xe0;
un changement, et qu&apos;une passion nouvelle viendra en pi&#xe9;tiner
une autre, quand l&apos;impossibilit&#xe9; de mener de front deux amours
m&apos;obligera &#xe0; choisir – il y a le Stello de Vigny qui perd
patience sur la table basse, les Balzac entass&#xe9;s au fond de
l&apos;armoire qui attendent la suite de Lucien de Rubempr&#xe9; ou le
diptyque de Bernanos, il y a la Bible que je voulais lire avant mes
vingt et un ans et que je n&apos;ouvrirai pas. A cot&#xe9; d&apos;eux les
pages corn&#xe9;es de l&apos;odyss&#xe9;e et mes amours mythologiques
ingurgit&#xe9;es en 3 mois qui ne me suffisent pas, il faudrait que
j&apos;en lise encore pour mieux savoir, que je reprenne des passages, que
j&apos;ach&#xe8;te des pi&#xe8;ces, mais d&#xe9;j&#xe0; d&apos;autres
azurs sont pass&#xe9;s par l&#xe0;, il y a le XVI &#xe8;me
si&#xe8;cle aujourd&apos;hui et demain cela passera, c&apos;est aussi le
propre des passions de se lasser quelques instants pour mieux
rena&#xee;tre dans un autre si&#xe8;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;J&apos;ai
rejoins une amie devant une bouche de m&#xe9;tro, elle lisait le
Direct Soir en m&apos;attendant. Nous sommes all&#xe9;es boire un verre
dans un bar de quartier que nous aimons et craignons &#xe0; la
fois, en soir&#xe9;e il est un rep&#xe8;re &#xe0; paum&#xe9;s
ivres morts et les bagarres &#xe0; coup de mobilier urbain o&#xf9;
de lames ne sont jamais bien loin. Il &#xe9;tait 18h, les bus
passaient devant nous &#xe0; intervalles r&#xe9;guliers en
lib&#xe9;rant leur flux de sorties-de-bureaux, les passagers
avaient les traits tir&#xe9;s de ceux qui ont dans les pattes une
journ&#xe9;e de travail et d&apos;harassants trajets de transports en
commun. Nous sirotions nos verres, mon amie et moi, en discutant,
elle sortait du travail elle aussi, et me confia que notre entrevue
ensoleillait sa journ&#xe9;e. J&apos;ai profit&#xe9; de cet &#xe9;lan
d&apos;amour pour lui proposer de m&apos;accompagner au Monoprix o&#xf9; je
devais faire mes courses, elle sembla enchant&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Au
rayon jus de fruit, toutefois, mon enthousiasme retomba lorsque je
d&#xe9;couvris l&apos;absence de mon jus d&apos;orange habituel, &lt;/font&gt;&lt;em&gt;100
% pur jus&lt;/em&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, de marque &lt;/font&gt;&lt;em&gt;Monoprix&lt;/em&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;.
Ne restait en rayon que de vulgaires jus de cl&#xe9;mentines ou
d&apos;autres fruits indignes. Je d&#xfb; me r&#xe9;soudre &#xe0;
acheter une bouteille de jus d&apos;orange biologique en masquant mon
irritabilit&#xe9;, car mon amie &#xe9;tait pr&#xe9;sente et ne
semblait pas mesurer l&apos;ampleur du drame, encore moins le d&#xe9;sarrois
qui me poussait &#xe0; acheter un produit estampill&#xe9;
biologique. Si je m&apos;&#xe9;tais trouv&#xe9;e seule, j&apos;aurai
pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; ne rien acheter, mais &#xe0; cette
heure mon intransigeance aurait s&#xfb;rement &#xe9;t&#xe9;
confondu avec un enfantillage, une bouderie, aurait elle comprit que
je pr&#xe9;f&#xe9;rai ne rien avoir plut&#xf4;t que d&apos;obtenir quelque
produit moyen, achet&#xe9; sans plaisir par l&apos;unique n&#xe9;cessit&#xe9;
? A coup sur, j&apos;en aurai trop fais, me serai couverte de ridicule, je
sentais d&#xe9;j&#xe0; son impatience &#xe0; me voir soupirer
en soupesant chaque bouteille, alors tout ce cirque pour ne rien
acheter, s&apos;e&#xfb;t &#xe9;t&#xe9; trop ! Aux caisses une file
pas possible patientait, j&apos;avais tout loisir de commenter le panier
des clients pr&#xe9;c&#xe9;dent, la coiffure du gar&#xe7;on l&#xe0;
bas, l&apos;amateurisme de l&apos;horoscope diffus&#xe9; sur les &#xe9;crans
en bout de caisses. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Vous
avez la carte de fid&#xe9;lit&#xe9; ? demanda la caissi&#xe8;re,
machinalement.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Non
! r&#xe9;pondis-je, triomphalement. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Je
paya mes onze euros quarante et fuma une derni&#xe8;re cigarette
devant la porte du supermarch&#xe9; avec mon amie, nous chantions
un vieux tube d&apos;Elli Medeiros qui avait cess&#xe9; d&apos;&#xea;tre
punk &#xe0; cette &#xe9;poque, et que Radio Monop&apos; avait diffus&#xe9;
quelques minutes plus t&#xf4;t – toutes les passions ont une fin, je ne
suis pas s&#xfb;re d&apos;&#xea;tre encore vraiment punk moi non plus,
un peu comme Elli qui n&apos;&#xe9;tait &#xe9;g&#xe9;rie que par
Jacno. Mon amie me demanda pourquoi je refusai de prendre la carte de
fid&#xe9;lit&#xe9; du magasin chez qui j&apos;allais faire toutes mes
courses, trois fois par semaine, depuis trois ans, en y achetant
cycliquement toujours les m&#xea;mes produits. Sa question semblait
titiller ma rh&#xe9;torique et mettre en &#xe9;vidence mon
obstination absurde en tout, des choses de la vie aux jus du
Monoprix. Offusqu&#xe9;e je lui dis qu&apos;apr&#xe8;s trois ans,
s&apos;e&#xfb;t &#xe9;t&#xe9; aussi incongru de soudainement accepter
cette carte que de la refuser encore, et que mon choix avait au moins
le m&#xe9;rite de la continuit&#xe9;. Elle sourit en m&apos;avouant
qu&apos;elle non plus, elle n&apos;aimait pas le changement. Nous nous
embrass&#xe2;mes en nous promettant un prochain verre dans la
semaine.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Sur
le chemin du retour j&apos;ai crois&#xe9; un groupe de personnes
chantant ensemble un air que je ne parvenais pas &#xe0; identifier,
j&apos;ai pens&#xe9; qu&apos;il s&apos;agissait d&apos;une comm&#xe9;moration d&apos;AZF
mais un tract m&apos;informa quelques m&#xe8;tres plus loin de
l&apos;existence de cette journ&#xe9;e de la paix. Je m&apos;en senti
soudainement tr&#xe8;s &#xe9;loign&#xe9;e et mon i-pod passa
par un &#xe9;trange hasard une chanson des Stinky toys, cela me fit
jurer de toujours pr&#xe9;f&#xe9;rer le cuir rouge de la robe
d&apos;Elli en 1979 &#xe0; tout autre parure.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 02:51:49 GMT</pubDate></item><item><title>Les fleurs ont perdu leurs parfums.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/12/15038219.html</link><category>pens&#xe9;es insomniaques</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/12/15038219.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15038219/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/12/15038219.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.3 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: center;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;francoise&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/91/96/395050/43837323.jpg&quot; style=&quot;width: 550px; height: 347px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il y eu de meilleures
nuits;&lt;br /&gt;et de pires insomnies –
aussi.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le coeur serr&#xe9;
s&apos;en alla battre au son des cordes graves et des tamb&lt;font style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;ours&lt;/font&gt;,
&#xe0; d&#xe9;faut de se battre pour quelque chose ou pour
quelqu&apos;un. La fatigue tombait de tout son poids de b&#xea;te morte sur mes maigres &#xe9;paules, je souffrais de cette &#xe9;crasante peine &#xe0; ne jamais se sentir &#xea;tre aussi lourde que lorsqu&apos;on ne se sent &#xea;tre rien. Il &#xe9;tait tard, bien trop tard pour voir le monde changer &#xe0; cette heure de la nuit, l&apos;automne se pressait d&#xe9;j&#xe0; aux portes de la ville en fanant avec lui toute la beaut&#xe9; du paysage, et moi, pendant ce temps l&#xe0;, je ne dormais pas - je n&apos;y parvenais m&#xea;me pas, j&apos;essayais encore de me souvenir des jours qui ont pr&#xe9;c&#xe9;d&#xe9; toutes mes nuits.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sat, 12 Sep 2009 02:03:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;imposture, Georges Bernanos.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/04/14954451.html</link><category>Bernanos</category><category>imposture</category><category>Litt&#xe9;rature</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/04/14954451.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14954451/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/09/04/14954451.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;335&quot; height=&quot;371&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/72/395050/43552321.jpg&quot; alt=&quot;georges_bernanos2&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab; Toute sa d&#xe9;fense fut seulement de d&#xe9;tourner son attention, de la laisser dans le vide, de s&apos;attacher &#xe0; pleurer sans cause, ainsi qu&apos;on s&apos;&#xe9;tend pour dormir ou mourir... &amp;quot;J&apos;ai pleur&#xe9; longtemps de fatigue, et de d&#xe9;gout&amp;quot;, a-t-il &#xe9;crit depuis. Mais, en l&apos;&#xe9;crivant, il savait bien qu&apos;il mentait. Car &#xe0; mesure que ruisselait entre ses doigts, jusqu&apos;&#xe0; l&apos;ignoble marbre, cette eau solennelle, toute fatigue coulait avec elle, et il sentait fr&#xe9;mir en lui une force immense, contre laquelle sa volont&#xe9; d&#xe9;chue se roidissait &#xe0; grand-peine. &#xbb;
&lt;/p&gt;&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.3 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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</description><pubDate>Fri, 04 Sep 2009 11:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Il est mort d&apos;avoir trop v&#xe9;cu.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/24/14835767.html</link><category>monde moderne</category><category>moralisme</category><category>walt disney</category><category>&#xe9;cofascisme</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/24/14835767.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14835767/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/24/14835767.html</guid><description>&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je tape parfois dans un
petit dictionnaire de synonymes afin de me payer quelques bonnes
lignes &#xe0; peu de frais et de tergiversations stylistiques. Il
n&apos;emp&#xea;che que le sentiment d&apos;imposture persiste, si les mots et
les id&#xe9;es sont l&apos;affaire de tous, quelle est ma grande affaire
&#xe0; moi ? Je tends l&apos;oreille aux caisses des supermarch&#xe9;s,
aux croisements des feux de signalisation, &#xe0; chaque endroit
mitraill&#xe9; de vies et de passages, partout ce sont les m&#xea;mes
truismes qui bordent le plan-plan des conversations priv&#xe9;es.
Je ne sais s&apos;il s&apos;agit d&apos;un pr&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;obl&#xe8;me
de temporalit&#xe9; ou de g&#xe9;nie, je suis n&#xe9;e sous
Mitterand, gouvernement Rocard, apr&#xe8;s tout, que peut il
advenir de cette g&#xe9;n&#xe9;ration l&#xe0; ? Mon d&#xe9;sespoir
augmente avec le nombre des ann&#xe9;es, s&apos;approchent mes vingt et
un printemps et si jeune soit elle, ma vie ressemble &#xe0; un
hiver de mille ans.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A l&apos;embouchure de la rue
Alsace-Lorraine les maquereaux tout d&apos;orange v&#xea;tus de WWF
m&apos;alpaguent, s&apos;y mettant &#xe0; deux autour de moi, tellement
nombreux que je me voyais rou&#xe9;e de coups en place de gr&#xe8;ve
si j&apos;avouais par courage et malheur mon aversion pour les pandas et
l&apos;&#xe9;cofascisme &#xab; Vous n&apos;avez m&#xea;me pas une
petite minute pour la nature et l&apos;environnement ? &#xbb; me dit
un jeune homme visiblement sympathique et probablement &lt;em&gt;cool, &lt;/em&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;il
me sourit tendrement. Mais, &#xab; pas une minute ni m&#xea;me
une seconde ! &#xbb; r&#xe9;pondis-je indign&#xe9;e, en
m&apos;&#xe9;cartant rapidement. S&#xfb;rement pense t&apos;il &#xe0;
cette heure que le consum&#xe9;risme avait d&#xe9;j&#xe0; bien
trop br&#xfb;l&#xe9; mon &#xe2;me pour qu&apos;il puisse m&apos;aider &#xe0;
expier mes n&#xe9;gligences &#xe0; raison de sept ou vingt
billets par mois. Je d&#xe9;teste ces gens, indirectement les
objecteurs de bonne conscience nuisent &#xe0; l&apos;humanit&#xe9;
plus que tout autre fl&#xe9;au inf&#xe2;me, ni dieu ni ma&#xee;tre,
certes, plus que des cur&#xe9;s en laisse pr&#xea;chant &#xe0;
chaque coin de rue pour leurs d&#xe9;gueulasses paroisses. C&apos;est
donc cela, ma g&#xe9;n&#xe9;ration, p&#xe9;trie d&apos;aimables
intentions et d&apos;idiotie, ce sont de gentils ben&#xea;ts que la honte
n&apos;a jamais arr&#xea;t&#xe9;, elle aurait du pourtant, &#xe7;a
nous aurait peut &#xea;tre &#xe9;vit&#xe9; ces drames de Walt
Disney au tragi-comique de pacotille, m&#xea;me Mickey n&apos;aurait
jamais os&#xe9; faire de l&apos;&#xe9;cologie un sujet aussi
important. &#xab; C&apos;est l&apos;affaire de tous ! &#xbb; disait
une jeune sbire orang&#xe9;e &#xe0; un gar&#xe7;on aur&#xe9;ol&#xe9;
de joie. L&apos;affaire de tous peut &#xea;tre, pensais-je, mais pas ma
grande affaire &#xe0; moi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;La
place rose &#xe9;tait noire, j&apos;&#xe9;coutais B&#xe9;caud afin
de jeter un peu de joliesse dans le paysage, les badauds se
plaignaient de la chaleur, je pensais encore au jardin du ch&#xe2;teau
de La Palice que j&apos;avais visit&#xe9; en juillet dernier, il devait
y faire frais sous les arbres centenaires &#xe0; ce moment de la
journ&#xe9;e, j&apos;y serai bien retourn&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 24 Aug 2009 17:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>God hate us all.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/16/14753949.html</link><category>alcools</category><category>Chuck Bass est ridicule mais je l&apos;aime</category><category>Hank Moody et Fox Mulder for ever</category><category>prix litt&#xe9;raires</category><category>rien</category><category>vie mondaine</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/16/14753949.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14753949/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/16/14753949.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;!--
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&lt;/style&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;testdeuxtrois&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/55/86/395050/42847127.jpg&quot; style=&quot;width: 500px; height: 281px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J&apos;avais promis d&apos;&#xe9;crire un bout
entre deux &#xe9;pisodes de Gossip Girl, la semaine derni&#xe8;re,
et puis j&apos;ai regard&#xe9; deux saisons et je n&apos;ai rien not&#xe9;
du tout, alors j&apos;ai pens&#xe9; qu&apos;entre le pilote de
Californication et le t&#xe9;l&#xe9;chargement du deuxi&#xe8;me
je pourrai raconter quelque chose ce soir, une histoire, et comme
Hank j&apos;ai la plume s&#xe8;che, et le verre aussi, sec, pour un des
premiers soirs de la semaine, celui qui annonce sa fin. Cela confirme
mon opinion, comme quoi les divertissements nuisent &#xe0; tout
sens r&#xe9;el et combien la vie mondaine rar&#xe9;fie les id&#xe9;es,
j&apos;ai la t&#xea;te vide de tout si ce n&apos;est des horaires, se lever,
prendre une douche rapide, sortir, se promener, prendre un verre,
deux, trois, la bouteille, allez aux rendez vous pour ne se rendre
nulle part ni devant personne, bien &#xe9;videmment sourire aux
photographies pour plaire aux photographes et s&apos;inqui&#xe9;ter trop
tard de ce que ces tocards num&#xe9;riques et r&#xe9;seaux
socialis&#xe9;s en feront ensuite, rentrer chez soi au petit matin
la t&#xea;te pleine de bruits sur fond de Stones ou de NTM et se
glisser contre la peau chaude dormant au fond du lit, &#xab; il
est t&#xf4;t, c&apos;est le matin, rendors toi. &#xbb;. Tout cela,
rien que de la m&#xe9;canique. Je lis un peu, du grivois historique
et du roman contemporain &#xe9;l&#xe9;gant, mais &#xe7;a ne me
fait pas oublier Ao&#xfb;t et ses chaleurs &#xe9;crasantes qui &#xe9;talent
mes idylles en mouvements ralentis. Les r&#xea;ves de gloire
attendront l&apos;automne, et l&apos;un des mille cinq cent prix litt&#xe9;raire
aussi car c&apos;est toujours l&apos;enfer et l&apos;&#xe9;t&#xe9;, depuis
presque plus d&apos;une ann&#xe9;e.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 16 Aug 2009 01:49:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tu &#xe9;coutais Anna Karina parler sur France culture, hier apr&#xe8;s midi.</title><dc:creator>Aem_</dc:creator><link>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/13/14732742.html</link><category>21 ans</category><category>alcools</category><category>Anna Karina</category><category>indochine</category><category>intrigues amicales</category><category>Pers&#xe9;ides</category><comments>http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/13/14732742.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://blackboxbaby.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14732742/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://blackboxbaby.canalblog.com/archives/2009/08/13/14732742.html</guid><description>&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Avec ma belle amie quand nous dansons
ensemble&lt;br /&gt;Est-ce nous qui dansons ou la terre qui tremble ?&amp;quot;
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les Pers&#xe9;ides s&apos;abattent sur
l&apos;h&#xe9;misph&#xe8;re nord, le soir de ton anniversaire, nous avons
les yeux riv&#xe9;s sur la nuit, noire et chaude et moite, aucune
&#xe9;toile ne passe et je te dis qu&apos;elles nous filent entre les
doigts. J&apos;aurai voulu t&apos;offrir une pluie de m&#xe9;t&#xe9;ore
mais je t&apos;ai promis un billet pour un concert d&apos;Indochine en mars
prochain, le &#xab; Meteor tour &#xbb;, &#xe7;a vaut
tout aussi bien. En attendant, nous &#xe9;tions &#xe0; la
terrasse d&apos;un bistrot &#xe0; regarder le ciel, la brume de l&apos;alcool
et le sourire &#xe0; tes l&#xe8;vres avaient un go&#xfb;t
d&apos;Eden.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 13 Aug 2009 12:02:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>